
Nous avançons souvent sans vraiment nous demander comment nous le faisons.
Parfois avec un objectif très clair. Parfois simplement parce qu’il faut continuer : gérer, assurer, enchaîner les journées.
Mais avancer signifie-t-il forcément que tout va bien ?
Imaginez un conducteur qui doit se rendre d’un point A à un point B.
Il connaît sa destination et veut y arriver rapidement.
Au fil du trajet, sa conduite devient pourtant moins agréable. Dans les virages, ses mouvements sont plus brusques.
Alors il se concentre davantage, resserre sa prise sur le volant et continue.
Jusqu’à ce qu’il ralentisse.
Et là, il remarque quelque chose : ses mains sont crispées, ses épaules tendues, sa respiration plus courte.
Il avait fini par croire que c’était simplement sa façon de conduire.
Arriver au point B… mais à quel prix ?
Nous faisons parfois la même chose.
Certaines tensions deviennent si habituelles que nous ne les remarquons plus. Et puisque nous continuons à fonctionner, nous n’y prêtons plus attention.
Pourtant, notre conducteur peut parfaitement atteindre son point B.
Mais à quel prix ? Et dans quel état ?
En ralentissant, il desserre les mains, relâche ses épaules et peut à nouveau regarder autour de lui.
La destination n’a pas changé.
Mais il aperçoit maintenant ce qu’il ne voyait plus : le paysage, une bifurcation, d’autres possibilités.
Peut-être poursuivra-t-il vers le point B, mais autrement.
Peut-être choisira-t-il un autre chemin.
Ou peut-être se demandera-t-il :
« Est-ce vraiment là que je veux aller ? »
Sortir du pilote automatique
C’est aussi ce que permet la sophrologie : créer un espace pour revenir à ses ressentis, prendre du recul et avancer vers un objectif défini.
Le relâchement n’est pas la destination. Il peut permettre de porter un nouveau regard sur ce que nous vivons et sur la manière dont nous avançons.
Parfois, le point B reste exactement le même. C’est notre manière de l’atteindre qui peut changer.
Et c’est peut-être là toute la différence entre avancer en pilote automatique… et avancer en conscience.
Et vous, comment êtes-vous en train d’avancer ?